Des équipes en forme physiquement
Les quatre sélections présentes en demies ont fondé leur succès sur l’état de forme de leurs joueurs. Dans cette catégorie, c’est la bande de Gus Hiddink qui a le plus marqué les esprits. «Comme ils sont en plein championnat, disons qu’ils ne sont pas arrivés cramés, note Claude Puel. Ils sont en grande forme et par rapport à d’autres équipes, ça fait la différence.»
Malgré les blessures qui minent le groupe turc (cinq joueurs sont indisponibles pour le match de mercredi face à l’Allemagne), les joueurs de Fatih Terim n’ont pas seulement fait valoir leurs qualités mentales pour renverser plusieurs situations mal engagées. «En fin de match, ils montrent à chaque fois une grande fraîcheur, constate Antonetti. C’est là-dessus qu’ils ont gagné leurs matchs.»
Un coaching payant, une tendance au milieu à trois
Les trois entraîneurs sont unanimes. Les équipes présentes en demies le doivent avant tout à leur sélectionneur. «Depuis le début, j’aime beaucoup les choix d’Hiddink et Löw (Allemagne), mais surtout de Terim, souligne Baup. Ils gèrent parfaitement les situations de matchs et ne se laissent pas devancer par les événements. Ceux qui ont subi ne sont pas là.»
Tactiquement, aucun ne constate de révolution, mais une tendance payante: le milieu à trois, avec un récupérateur. Claude Puel se réjouit quant à lui de «la victoire du football latin. Pas forcément mis en œuvre par des équipes latines, mais très joueuses et très techniques.»
Enfin, s’ils ne devaient citer qu’un seul de leurs homologues, les trois entraîneurs français retiendraient Gus Hiddink. «Pas seulement pour son organisation, poursuit Baup, mais pour sa capacité à s’adapter tactiquement au jeu de ses adversaires.»
Des talents individuels
Plus que Torres, Silva, Frings ou Ballack, le nom d’Archavine revient dans toutes les bouches. «Un joueur plaisant à voir, très actif et physique précise Baup. Il n’était pas forcément très connu au début du tournoi, mais il joue un rôle déterminant dans son équipe. C’est aussi le cas de Marcos Senna pour l’Espagne.»
Antonetti se dit aussi impressionné par le défenseur central Kolodine et l’attaquant Pavlyuchenko. Pour l’entraîneur niçois, ces joueurs expriment leur talent individuel parce qu’ils évoluent dans leur championnat natal. «C’est la même chose pour les quatre demi-finalistes. Cela facilite le travail des sélectionneurs. Ils voient plus leurs joueurs et peuvent bâtir plus facilement leur équipe.»
Le petit plus des grandes équipes, la réussite
Difficile d’atteindre le dernier carré d’une compétition majeure sans bénéficier à certains moments clés d’un coup de pouce inespéré. Puel: «Il faut forcément avoir un minimum de réussite pour gagner des matchs aussi importants. L’Allemagne a su rebondir, les Russes sont moins naïfs en défense, la Turquie a renversé le cours de plusieurs rencontres. Ça répond à une certaine logique, mais il n’y a pas que ça.»
«Il est clair que toutes ces équipes ont eu une forme de chance, poursuit Antonetti. Elles ont bien géré ce que j’appelle les histoires de match. Pour aller loin, il faut compter sur cette réussite. La France l’a eue en 2006. Pas en 2008.»
Voilà au moins une bonne raison de ne pas accabler l’équipe de Raymond Domenech.
Les quatre sélections présentes en demies ont fondé leur succès sur l’état de forme de leurs joueurs. Dans cette catégorie, c’est la bande de Gus Hiddink qui a le plus marqué les esprits. «Comme ils sont en plein championnat, disons qu’ils ne sont pas arrivés cramés, note Claude Puel. Ils sont en grande forme et par rapport à d’autres équipes, ça fait la différence.»
Malgré les blessures qui minent le groupe turc (cinq joueurs sont indisponibles pour le match de mercredi face à l’Allemagne), les joueurs de Fatih Terim n’ont pas seulement fait valoir leurs qualités mentales pour renverser plusieurs situations mal engagées. «En fin de match, ils montrent à chaque fois une grande fraîcheur, constate Antonetti. C’est là-dessus qu’ils ont gagné leurs matchs.»
Un coaching payant, une tendance au milieu à trois
Les trois entraîneurs sont unanimes. Les équipes présentes en demies le doivent avant tout à leur sélectionneur. «Depuis le début, j’aime beaucoup les choix d’Hiddink et Löw (Allemagne), mais surtout de Terim, souligne Baup. Ils gèrent parfaitement les situations de matchs et ne se laissent pas devancer par les événements. Ceux qui ont subi ne sont pas là.»
Tactiquement, aucun ne constate de révolution, mais une tendance payante: le milieu à trois, avec un récupérateur. Claude Puel se réjouit quant à lui de «la victoire du football latin. Pas forcément mis en œuvre par des équipes latines, mais très joueuses et très techniques.»
Enfin, s’ils ne devaient citer qu’un seul de leurs homologues, les trois entraîneurs français retiendraient Gus Hiddink. «Pas seulement pour son organisation, poursuit Baup, mais pour sa capacité à s’adapter tactiquement au jeu de ses adversaires.»
Des talents individuels
Plus que Torres, Silva, Frings ou Ballack, le nom d’Archavine revient dans toutes les bouches. «Un joueur plaisant à voir, très actif et physique précise Baup. Il n’était pas forcément très connu au début du tournoi, mais il joue un rôle déterminant dans son équipe. C’est aussi le cas de Marcos Senna pour l’Espagne.»
Antonetti se dit aussi impressionné par le défenseur central Kolodine et l’attaquant Pavlyuchenko. Pour l’entraîneur niçois, ces joueurs expriment leur talent individuel parce qu’ils évoluent dans leur championnat natal. «C’est la même chose pour les quatre demi-finalistes. Cela facilite le travail des sélectionneurs. Ils voient plus leurs joueurs et peuvent bâtir plus facilement leur équipe.»
Le petit plus des grandes équipes, la réussite
Difficile d’atteindre le dernier carré d’une compétition majeure sans bénéficier à certains moments clés d’un coup de pouce inespéré. Puel: «Il faut forcément avoir un minimum de réussite pour gagner des matchs aussi importants. L’Allemagne a su rebondir, les Russes sont moins naïfs en défense, la Turquie a renversé le cours de plusieurs rencontres. Ça répond à une certaine logique, mais il n’y a pas que ça.»
«Il est clair que toutes ces équipes ont eu une forme de chance, poursuit Antonetti. Elles ont bien géré ce que j’appelle les histoires de match. Pour aller loin, il faut compter sur cette réussite. La France l’a eue en 2006. Pas en 2008.»
Voilà au moins une bonne raison de ne pas accabler l’équipe de Raymond Domenech.
AFP PHOTO / DAMIEN MEYER ¦ Guus Hiddink, second en partant de la droite, le sélectionneur de l'équipe de football russe.
